« La santé se définit comme étant un bien-être physique, mental et social total et non simplement comme une absence de maladie ou d’infirmité » (Gro Brundtland, « Santé et développement : une approche durable » ).

Définie de la sorte, la santé renvoie aux conditions d’existence des individus, à l’environnement dans lequel ils évoluent, et non simplement à leur état de santé. Lors du Sommet Mondial du Développement Durable de Johannesburg (août 2002, Afrique du Sud) la santé acquiert le statut    de « domaine prioritaire » de la coopération internationale pour atteindre les objectifs du développement durable. La mise en synergie des politiques de santé avec celles conduites dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, de l’agriculture et de la diversité biologique est alors encouragée en vue d’établir des processus de développement durable. Les champs du social, de l’économie et de l’environnement interagissent avec le domaine sanitaire. De l’accès au soins à la garantie d’un environnement faiblement pathogène, la santé s’inscrit au cœur des processus de développement humain durables.

La santé est en effet à la fois objectif et préalable du développement durable. Elle consiste d’une part à procurer aux populations un bien-être physique et moral satisfaisant et d’autre part à garantir des conditions sanitaires telles que permettant aux individus de contribuer aux activités productives et au développement de leur société.
  La santé constitue donc un nœud du développement durable, un secteur d’activité incontournable dans la perspective d’un développement humain répondant aux critères de la déclaration de Rio de Janeiro sur l’Environnement et le Développement (3-4 juin 1992, Brésil) : « Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature ».
La santé, objectif et levier du développement durable : dix ans d’engagements de la communauté internationale

Santé et développement durable sont associés depuis une dizaine d’années. Le programme d’Action XXI (Rio de Janeiro, juin 1992) dédie à la santé son sixième chapitre intitulé « Protection et promotion de la santé ». La santé y est présentée comme un processus de développement humain nécessaire, mais les incidences économiques de ce dernier ne sont pas alors abordées. Cinq objectifs prioritaires à l’échelle mondiale sont déterminés par le Programme d’Action XXI : la satisfaction des besoins en matière de soins de santé primaires, la lutte contre les maladies transmissibles, la protection des groupes vulnérables, la santé des populations urbaines et la réduction des risques pour la santé occasionnés par les pollutions et les menaces écologiques. Huit ans plus tard la déclaration du Millénaire, adoptée à l’Assemblée Générale des Nations Unies (septembre 2000, New York), complète l’engagement de 1992. Elle appelle de ses vœux les pays signataires à concourir aux objectifs suivants : la diminution de deux tiers du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, la réduction de moitié des insuffisances pondérales présentes chez ces mêmes enfants, la baisse des trois-quarts du taux de mortalité lié à la maternité et l’endiguement des épidémies du sida et du paludisme.

En décembre 2001 la réflexion sur l’axe santé et développement durable est fortement renouvelée grâce au rapport proposé par l’Organisation Mondiale de la Santé intitulé « Macroéconomie et santé : Investir dans la santé pour le développement économique ». Le rapport démontre que l’investissement financier dans les systèmes de santé permet un retour sur investissement six fois supérieur à la mise de départ. Il préconise par ailleurs un partage international de la charge d’investissement dans ce secteur, afin d’atténuer les disparités criantes en matière de systèmes de santé qui viennent creuser et conforter les inégalités économiques. Désormais la santé dépasse le cadre des objectifs de développement humain de Rio, et s’affirme comme un levier majeur du développement économique et de réduction de la pauvreté.
Pour parvenir à établir durablement dans l’ensemble des pays des dynamiques de développement durable, la santé doit s’extraire pour partie du cadre national et être traitée à une échelle globale par la communauté internationale.

L’Université internationale du Développement Durable se positionne

Constatant que la capacité des gouvernements à garantir des conditions d’existence telles que : prévenant la mortalité infantile, les décès liés aux grossesses, la sous-nutrition, les maladies transmissibles (paludisme, sida, tuberculose, infections respiratoires aiguës, maladies diarrhéiques, maladies parasitaires) et les maladies non transmissibles, c’est à dire provoquées par un environnement malsain ou des comportements nocifs (consommation de tabac et d’alcool, obésité), n’est pas partagée équitablement à l’échelle du globe, l’UIDD s’engage à faire la promotion des initiatives contribuant à palier ces maux, afin d’en diffuser les compétences et les méthodologies.
  L’Université Internationale du Développement durable entend favoriser la diffusion des initiatives de santé tenant compte des incidences sociales, économiques, et environnementales des projets mis en œuvre. Si la définition des priorités reste à l’appréciation des acteurs locaux, leur emboîtement avec des programmes internationaux sera encouragé. En effet la réduction et l’endiguement des fléaux tels que présentés ci-dessus président au partage équitable du développement durable par l’ensemble des citoyens du monde.
Par ailleurs un accent plus particulier devra être porté sur les maladies non transmissibles qui devraient représenter en 2020, ajoutées aux violences et accidents, 80 % de la morbidité mondiale (dossier du Ministère français de l’environnement et du développement durable paru à l’occasion du Sommet de Johannesburg, août 2003, Afrique du Sud. La charge de morbidité mondiale mesure l’écart entre la situation sanitaire réelle, et une situation idéale où chacun atteindrait un âge avancé sans maladie ni incapacité).

L’Université Internationale du Développement Durable soutiendra, au travers des projets de «recherche-action» et des modules de formation proposés sur sa plate-forme e-learning, les programmes de : réduction de la pauvreté, réduction du développement des vecteurs de transmission des maladies, accroissement de la qualité de l’approvisionnement alimentaire, prévention des risques naturels, contrôle des processus de métropolisation, gestion du vieillissement des populations constituées aujourd’hui majoritairement de jeunes etc.….